Petit journal ordinaire, drôles d’humeurs !

Pour tous nos quotidiens, faits de tant de petits riens et parfois de si beaux moments,
Pour le bonheur d’être…
pour la vie qui va, toujours plus. Simplement.

Boule de gomme

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Je suis au bureau.
Ma gomme est là, devant moi. Petite, ronde, tachée par endroits.
Je suis un peu fatiguée. Ma gomme semble entamer une roulade, et puis une autre, encore et encore. Elle semble me regarder, elle suspend son mouvement puis repart. Elle m’étonne. Voilà une gomme qui sort de l’ordinaire tout de même !
Alors je la suis des yeux, faute de mieux. Je ne la lâche pas. Elle continue son chemin de gomme. Elle arrive en bout de course, au bord du bureau. Elle semble hésiter. Elle tangue d’avant en arrière. Finalement elle se jette. Elle tombe surement. Je me penche et la cherche partout. Rien. Pas de gomme. Et puis, je la vois, sur le rebord de la poubelle. Elle se plie en deux, elle est pliée… de rire ? L’insolente et elle trouve ça drôle ! Elle me rend folle.
« …Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ».

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

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Soeurs choisies

On a tous, à moins que ce ne soit que quelques-unes, une amie si chère, qu’elle est comme sœur.

Habituellement cette amitié est ancrée là depuis… quelques années ou même quelques décennies.

Le plus souvent on ne se souvient pas même des tous premiers mots échangés, ni même du contexte… Tout s’est effacé au profit du lien présent.

Chaque rencontre espacées ou non, est d’une telle proximité ! « On se retrouve comme si c’était hier » dit on. Le passé nous indiffère, seul le moment présent, suspendu, riche de ces belles retrouvailles importe. On se confie alors tout, ou presque, comme autrefois. On partage tant.

Un sourire, un regard, suffit à nous comprendre… les fous rires toujours nous accompagnent. Et quel bien-être nous envahit !

Alors, grâce à cette amitié, forte d’une si belle complicité, riche de tant d’années, on finit par se ressembler tant avec le temps.

On se ressemble comme 2 sœurs, tellement choisies.

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Le vol du moustique !

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L’exaspérant moustique, le tueur de marchand de sable. Il va, il vient, il vole, virevolte… s’arrête puis repart de plus belle pour mieux vriller vos nerfs épuisés. Le voilà qui fait des loopings maintenant, toujours plus proche, dans un vrombissement de bombardier lourd ou léger. Si petit, si rapide, vous le perdez toujours de vue. Mais vous ne lâcherez pas. Vous aurez sa peau ! Armé d’un livre, d’une chaussure ou d’un vêtement, vous parcourez votre chambre, légèrement vouté, pas à pas, scrutant tel un guerrier tous les coins et recoins de l’endroit. Silence. Observation mutuelle ? Vous attendez. Et puis le revoilà ! Cette fois, vous l’avez vraiment en ligne de mire. Vous l’aurez. Il est là, se dégageant nettement sur le blanc du mur. Vous frappez violemment. Le coup est fatal. Reste le sang que l’affreux aura sucé. Mais pas le vôtre !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Le temps des vacances…

Et voilà le temps béni des grandes vacances… Les petits ravis, les plus grands soulagés.

C’est belle et bien les vacances :

Le temps de la légèreté et de l’insouciance,

Le temps des siestes à l’ombre des cyprès,

Le temps des baignades en eaux chaudes et limpides,

Le temps des longues balades en bordure d’océan ou à l’ombre des sous-bois,

Le temps de cuisiner, d’aller au marché pour des produits sains et le plus souvent locaux,

Le temps des apéritifs bruyants ou intimes,

Le temps de porter de jolies petites robes légères, à fleur le plus souvent,

Le temps des crèmes solaires et de leur parfum, riche de souvenirs,

Le temps de jouer avec les enfants,

Le temps de voyager, de découvrir et s’ouvrir à de nouveaux mondes,

Le temps de lire tous ces livres empilés là, faute de temps pour les lire,

Le temps de rêver, aussi, simplement,

Le temps de partager, le temps d’aimer, le temps de rire,

Le temps de se reposer,

Le temps de se retrouver,

Le temps de se poser pour penser sa vie et mieux la guider,

Le temps, surtout.

Et puis c’est le temps de refaire ses bagages, le temps de retourner au travail ou l’école…

Et puis aussi, fort de ce temps suspendu, c’est souvent le temps des bonnes résolutions de rentrée…

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Mon blog a buggé !

Ca arrive un blog qui bugge. C’est même banal. Il a cessé c’est tout. Il a fermé boutique simplement. Mais jamais tout à fait. Derrière le rideau, par un petit point tout lumineux, il observait encore la vie qui va. Celle toute faite de tant de petits riens. De ces petits riens qui nous tricotent de si jolis quotidiens…

Bref mon blog a buggé. Il s’est interrogé aussi. Relater les petites humeurs des uns et puis des autres…  Entre nous, quel intérêt peut-être ? ! Et puis, il s’est remémoré pas mal de gentilles remarques, glanées ici ou là… Les uns trouvant leur petit bonheur du jour de lire ici, les autres trouvant l’écriture toute citronnée, d’autres encore en redemandant, et puis les fans, les pas objectifs du tout, mais tellement adorables qui pourraient lire n’importe quelle sottise, tout emprunts d’un amour terriblement constant !

Oui mon blog a buggé.  Quoiqu’il en soit, le revoilà. Parce que vraiment, rêver tranquille dans l’Écribulle, c’est bien son monde !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Aux carrefours de nos vies…

Et si j’avais écouté Pierre… Et si j’avais eu ce concours… Et si j’avais refusé ce job… Et si je ne m’étais pas mariée finalement ou si seulement j’avais divorcé…

Et puis quoi encore ! On s’imagine refaire nos petites vies à chaque carrefour ! Mais elle est la Vie. On ne peut rien y faire. La direction a été prise en toute conscience ou pas, peu importe, la question n’est pas là. Elle a été prise c’est tout. Par qui, pour qui, pourquoi ?

Une implacable fatalité, une drôle de destinée totalement inégalitaire nous colle sans doute à la peau.

La vie est là, aujourd’hui, ici et maintenant.

Comment être impudent au point de pouvoir imaginer une vie autre. Avec autant de choix alors à chaque carrefour passé !

Quoiqu’il en soit, il est vain de vouloir avec prétention réécrire nos vies. Le passé est hier. On ne plus y jouer. Au mieux conjuguons avec au présent !

« Bon, ça vaut ce que ça vaut! »

Jolie boite à ronron !

Je rentre enfin à la maison après quelques courses et trop de temps passé dans ces temples de la surconsommation.

Chargée d’un énorme sac, un lourd paquet à chaque main, j’ouvre la porte, enfin, après avoir bataillé pour trouver mes clefs !

Mon chat, l’élégante Daisy, ma petite boite à ronron, m’accueille.

Je me déleste de mes trop lourds paquets :
à droite un énorme sac de croquettes, à gauche un énorme sac de litière !

Tube digestif, va !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Que d’excès pour Noël !

A en croire nos très chers publicitaires, nous ne vivons que pour Noël :
Picard l’affirme d’ailleurs et l’affiche : « un an qu’on attend ça » !

« Carrefour, le Noël des merveilles ! »
Chez Leclerc, on se contente d’un mot, « joyeux », gaiement posé sur une montagne de cadeaux… Noël n’est plus.

Tous s’évertuent pour nous faire vivre un « Noël unique » !
Quelle surenchère :
« Irrésistible », « féérique », « magique », « sublime » « fou »…
On nous souhaite également « une immensité de bonheurs pour Noël »… et le « rêve à prix cadeaux !  » Ça c’est quand même formidable !
« C’est Noëllissime ! »
« Parce que Noël, n’a jamais été aussi bon ! »

Heureusement, il y a parfois quelques échappés belles :
les anglais par exemple… toujours eux décidément, viennent avec tant de charme et d’élégance mettre en scène Mrs Claus. So quite, en l’absence de son homme ! Une pub toute pleine de malice :
https://www.youtube.com/watch?v=V5QPXhStb5I

Quoi qu’il en soit, n’oubliez pas l’essentiel et partagez au moins, non pas ce post, mais… toujours plus de lumière !
On n’en donne ni n’en reçoit jamais trop…

Avec « une immensité de bonheurs pour Noël et des rêves à prix cadeaux » !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

LE VOL DU MOUSTIQUE 

L’exaspérant moustique, le tueur de marchand de sable. Il va, il vient, il vole, virevolte… s’arrête puis repart de plus belle pour mieux vriller vos nerfs épuisés. Le voilà qui fait des loopings maintenant, toujours plus proche, dans un vrombissement de bombardier lourd ou léger. Si petit, si rapide, vous le perdez toujours de vue. Mais vous ne lâcherez pas. Vous aurez sa peau ! Armé d’un livre, d’une chaussure ou d’un vêtement, vous parcourez votre chambre, légèrement vouté, pas à pas, scrutant tel un guerrier tous les coins et recoins de l’endroit. Silence. Observation mutuelle ? Vous attendez. Et puis le revoilà ! Cette fois, vous l’avez vraiment en ligne de mire. Vous l’aurez. Il est là, se dégageant nettement sur le blanc du mur. Vous frappez violemment. Le coup est fatal. Reste le sang que l’affreux aura sucé. Mais pas le vôtre !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

C’est très embêtant l’école !

C’est embêtant parce qu’il faut toujours tout faire ensemble, ensemble et tout pareil !

Par exemple dès le primaire, choisir le crayon vert pour « souligner en rouge » comme le demande la  maîtresse annonce d’ores et déjà une scolarité un petit rien compliquée. La maîtresse vous regarde navrée ou courroucée et il faut tout recommencer ! (Maman, viens me chercher…)

Idem plus tard, avec les stylos plume, le jour où vous décidez d’être tellement appliqué, l’encre coule, tâche, vous en avez plein les doigts, c’est tragique, pathétique aussi. Fatigant également. Avec ce même stylo, vous vous appliquez à souligner proprement à la règle et… ça bave partout. C’est dégueulasse, au propre comme au figuré.

Une petite faute de rien sur cette copie que vous vous apprêtez à rendre… vous gommez bien sur, trois fois rien… mais ça ne part pas forcément, alors ça énerve, inévitablement. Vous gommez encore et encore. La copie devient sale, froissée, trouée. Un torchon.

En géographie, vous ruinez cette belle photocopie à coller proprement dans les cahiers. Trop de colle, trop de pression… Allez donc colorier les fleuves et puis les montagnes sur un terrain tellement miné et avec tant de reliefs !

En math, au tableau. L’énorme compas ne tourne pas, il glisse sur le tableau, impossible de le manier correctement. Avec la règle et le rapporteur, c’est pire encore !

En chimie, les précipités sont magnifiques dans toutes les éprouvettes, mais pas chez vous. Vous tapotez un peu le tube, non, rien. Bon. C’est épuisant, vraiment.

Pire votre ampèremètre se met à fumer… là, il faut lâcher.

Concernant le sport… quand vous êtes capable au hand de marquer avec une certaine hargne dans votre propre but… là, tout est dit.

Vous finissez par être dans une forme d’acceptation… Que faire, que dire ? Le professeur aussi, d’ailleurs… C’est vraiment très embêtant l’école, très.

 Bon, ça vaut ce que ça vaut !