Si, c’est le printemps !

Deux belles journées, et on entend déjà sous quelques nuages :

« Le printemps tarde cette année », « ah, il se fait vraiment désirer », « mais qu’est ce qu’il fait froid, à quand le printemps ? », « à se demander si c’est le printemps », « ce sera l’été, sans avoir vu le printemps ! »…

Que de lamentations ! Ça se plaint, ça se plaint. Ça se couvre trop ou pas assez. Ca éternue, ça se mouche, ça râle… Et puis quoi encore ?

Mais si ça regardait un peu par terre, aussi !

Alors ? Bien sur que si, c’est le printemps !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Entre ombres et lumières !

Regardez, regardez bien cette photo, cette photo à la une.

Vous sentez ? Vous sentez toutes ces odeurs : térébenthine, peintures à l’huile, white-spirit, colle… On peut parfois même y rajouter un peu de tabac, pourquoi pas…

Ensuite observez, observez simplement le lieu, le lieu et ses trésors. Une table ou plus, maculée de peinture… des étagères, des placards regorgeants de papiers peints ou à peindre, déchirées, froissés, colorés, parfaitement blanc ou bien crème. Des quantités de pinceaux insensées : brosse plate ou bien ronde, pinceaux pour enduire ou bien lisser… et tant de peinture… Et puis des toiles peintes, enduites ou bien apprêtées.

Un grand désordre de fait. Mais dans un petit recoin de l’atelier, on trouve là comme un petit jardin secret. Quelques photos au mur, juste là. Quelques mots, des carnets de croquis ou bien de notes… Un fauteuil et quelques livres empilés là…

Bien sur la lumière donne ici. Et notre artiste attend, attend là face au chevalet. Il a peur, peur de cette toile trop blanche. Comment l’attaquer ? La palette est prête, l’idée est là… mais, comme l’attaque est difficile !

Pourtant, « rien n’est jamais définitif en peinture, jamais ! » On peut toujours à loisir, redéfinir quelques teintes, ombrer, noircir… Mais il est vrai que retrouver une lumière soudainement éteinte par un mauvais coup de pinceau reste impossible…

On comprend mieux cette foutue peur de la toile blanche.

Enfin si toute lumière est définitivement perdue, alors… reste encore une solution : blanchir la toile et… recommencer !

« Rien n’est jamais définitif en peinture, jamais ! »

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Les hommes vieilliraient mieux que les femmes, dit-on…

Les hommes vieillissent mieux que les femmes, dit-on… ou plus précisément on dit qu’un homme reste beau en vieillissant, et que la femme doit tout faire pour rester jeune, ou au moins en avoir l’air !

Et force est de constater que les hommes « murs » cherchent plutôt des femmes jeunes… Banal, mais quand même ! Ils ont peut-être besoin de toujours trouver chez une femme ce formidable symbole de fertilité, même si l’heure n’est plus à la paternité ! Quoique.

Qui plus est, avec l’âge, le visage d’un homme devient toujours plus masculin, plus marqué, plus affirmé. Celui de la femme a juste… vieilli !
À 78 ans, Sean Connery a été l’égérie d’une campagne de pub joliment glamour et… notre charmante James Bond girl, elle, reste toujours plus jeune !

Mais allez, entre nous, regardez le visage de notre chère Inès, rayonnante à 59 ans, elle reste belle, très belle… Jeune, très jeune… Peut-être parce qu’elle le veut bien d’une part, qu’elle refuse le laisser-aller d’autre part, et puis aussi et surtout parce qu’on l’aime. Et quand on regarde avec amour, alors…

Quoiqu’il en soit, il n’est qu’une certitude, homme ou femme, on vieillit tous, toujours plus, jour après jour ! -)

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Y’a de la joie…

Joie, plaisir, bonheur ?

L’idéal serait de nager dans le bonheur… Un bonheur que l’on se bâtit, que l’on se construit au fil du temps, étape par étape, choix après choix… Une sorte de plénitude dont on serait de fait, presque responsable.

On y trouverait aussi quelques plaisirs faciles, terrestres, à cueillir, un peu au gré du vent…

Et puis surtout, surtout, la joie viendrait là nous surprendre ! Elle viendrait générer alors une formidable et indomptable émotion, un cri de joie, un rire incontrôlable, une belle exaltation libérée et décomplexée…

Alors ?

Et si le bonheur c’était ça : un état toujours plus solide, construit et entretenu chaque jour, gorgé de volonté et de croyances positives… et puis parfois tellement bousculé par la joie et sa cohorte de bienheureuses émotions !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Les petits rats… de l’opéra !

On les imagine n’est pas ? On les imagine si bien ces gracieuses petites danseuses, toutes légères et aériennes avec leur tutu de mousseline immaculé, dévalant ces si nobles escaliers…

Mais alors, comment les petits rats ont pu entrer dans la danse ?
Ces petits monstres noirs avec cette longue queue blanche. Ces hordes de rats hantant les égouts de Paris et d’ailleurs… Ceux-là même qui apportaient la peste !

Quel étonnante et surtout dégoutante comparaison !

Pourquoi ? Peut-être parce qu’autrefois, les enfants étaient souvent livrés à eux-mêmes. Alors ils se rassemblaient et faisaient corps. Ils grignotaient, rongeait ce qu’ils trouvaient… C’est ainsi qu’on commença à les comparer à de petits rats, tout simplement.

Au 19ème siècle, un certain Nestor Roqueplan, journaliste plein d’humour, estime que tous ces petits danseurs et ces petites danseuses ont gardé de tels comportements : « Le rat est élève de l’école de danse, et c’est peut être parce qu’il est enfant de la maison, parce qu’il y vit, qu’il y grignote, y jabote, y clapote, parce qu’il ronge et égratigne les décorations, éraille et troue les costumes, cause une foule de dommages inconnus et commet une foule d’actions malfaisantes occultes et nocturnes, qu’il a reçu ce nom passablement incroyable de rat. »

Pourtant, ce petit rat malfaisant, parfois, devient étoile !

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

C’est toute une vie en bandoulière, ou presque !

J’aimerais tant pouvoir me passer de sac à main ! Me balader sans rien, ni à la main, ni à l’épaule… et encore moins en bandoulière ! Me contenter éventuellement d’une bourse, comme autrefois, un vieil autrefois, un autrefois moyenâgeux, quand on se contentait, si besoin était, de coudre sous les vêtements, de secrètes petites poches…

Pour me comprendre, un rapide inventaire de mon énorme sac s’impose ! Entre nous, avouons le, nous sommes toutes, à ce propos, un petit rien semblables…

Alors voilà, je vous livre mon vaste bazar, comme il me vient :

– rouge à lèvres et poudrier, ça s’impose, parce que la coquetterie n’en déplaise, n’a ni âge, ni compteur.
– petit carnet, crayons, pour toutes ces idées qui filent toujours trop vite. Et puis une gomme… parce que justement j’aurais pu laisser l’idée filer !
– portefeuille, agenda, clés, tant utiles que lourds, très lourds…
– gants, d’un joli cuir bordeaux plutôt sombre, présents de septembre à avril…
– lunettes de vue et soleil, 2 paires !
– iphone tellement utile pour voler tant d’images ici et là… tellement facilement et sans jamais en avoir l’air !
– chewing-gum, le vrai, l’authentique Hollywood à la chlorophylle (souvenez-vous  : « on en prend un et on se sent bien… Hollywood chewing-gum ! »)
– chaussettes pour le pilates, obligatoires… en cas d’oubli, on ne sait jamais… car le pilates, c’est excellent pour le dos, mais dans la vie, il y a plus rigolo !
– papiers administratifs, ordonnance, tickets de caisse ou de bus, un peu de monnaie, tout ce fatras qui encombre tant !
– pince à cheveux parce qu’il faut parfois faire face à un grand désordre capillaire !
– paquet de mouchoirs et mouchoirs usagés… vivement le printemps !
– bouteille d’eau, on m’a laissé entendre dire qu’il fallait boire 1,5 litre d’eau par jour… c’est beaucoup, non ?
– gel pour les cheveux, se référer à « pince à cheveux »
– crème pour les mains, toujours trop sèches…
– gel désinfectant… ne remplacera jamais un bon savon parfumé et un peu d’eau fraîche !

Bon… inutile d’en rajouter, quoique je fasse, ou que j’aille, mon sac est toujours trop plein. Mais s’il me fallait choisir et faire un tri, alors je retiendrais :

Le rouge à lèvre, pour un peu de couleur et beaucoup de lumière, parce qu’on n’en a jamais trop et mon iphone. Parce qu’il contient tant de photos prises et à prendre, tant de lecture via safari, un petit bloc note, un agenda, une calculatrice, quelques applis utiles et toutes ces heures de musiques…. accessoirement c’est aussi un téléphone !

2 poches alors suffiraient… les mains libres enfin.

Alors ?

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Au pied du mur !

20141004-CCB-48-24-Rambouillet

Chaque lundi, au petit matin, je cours. Je cours une heure au moins, ça me vide de tout. Avant d’amorcer la semaine, je cours à environ 15 kms de chez moi. En pleine campagne, une campagne plutôt débridée et sauvage. C’est particulier, mais j’aime ça.

Cela m’oblige à veiller aux branches, aux pierres, aux racines. Je dois aussi veiller à garder quelques repères dans cette drôle de jungle : au-delà de la course, de l’effort physique réel dans un tel « théâtre », je dois chaque lundi, faire face à un nouveau parcours. On a le challenge que l’on peut ou que l’on veut !
D’autant que je suis « nu » quand je cours : pas de portable, pas de clé de voiture. Le portable reste à la maison. La clé est cachée, non loin de la voiture…
C’est comme ça. J’aime courir léger.

Un jour cependant, un jour bien évidemment, je me suis égaré.
Fatigué, épuisé, en fin de course, il me fallait maintenant chercher mes traces. Vainement. J’étais encore serein cependant. Voilà plus de 3 ans que chaque lundi matin, je venais courir ici !

Fatigué, j’abandonne la course pour la marche. J’écarte les branches, j’évite les larges flaques de boue… je me sens las. J’aimerais que tout cela s’arrête. J’aimerais retrouver ma voiture. La nuit est encore loin, c’est déjà ça… Mais elle peut venir vite.
La soif et même la faim commençaient aussi à me jouer de drôles de tours.
Je multipliais les crampes, les vertiges et les essoufflements.
En fait, je devais me l’avouer, l’inquiétude me gagnait, me gagnait vraiment.

Et puis au bout d’un chemin, terriblement boueux et toujours plus étroit, je me suis soudain trouvé… au pied d’un mur. Vraiment au pied du mur ! J’avais là, devant moi, un mur de 4, 5 mètres, peut-être, et qui semblait sans fin, absolument sans fin. Je m’y suis longuement appuyé. Puis, je choisis de le longer, mais je n’en voyais pas le bout.

Alors je me suis lancé à la recherche d un arbre suffisamment haut perché, et surtout à l’accès facile. Je devais l’escalader sans trop de peine. Cela m’a pris du temps, beaucoup, mais je l’ai trouvé. Un chêne large et fort, aux branches généreuses, basses et presque accueillantes. J’étais alors à moins d’un mètre de ce mur. Je grimpais donc sans trop de peine et le plus haut possible.

Abasourdi, je vis alors des enfants dans une cour, au centre d’un établissement que je reconnus sans peine : le pensionnat de mon fils !

Quelle course parcourue pour arriver là !

Que faire ? Je n’avais pas le choix bien entendu. Je choisis de sauter du haut de mon chêne. Je tombais, sans heurts majeurs, sur un terrain de basket. Il s’y trouvait là une belle partie semble t’il que j’avais interrompue un peu brutalement !

– Papa ?

Abasourdi, je ne pouvais, faute de mieux, que sourire et lever les bras en signe d’impuissance. J’étais boueux, en nage… et je tombais de mon arbre !

Les copains de mon fils oscillaient entre ricanements, étonnement ou commisération ! Les ricanements prirent rapidement le dessus !

Mon fils semblait aussi interloqué que moi et restait là, planté, souriant, moqueur et bienveillant. Il commençait vraiment à bien connaître son père…

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

On ne se materne jamais trop !

images

Ce matin même, on me demandait mes résolutions pour 2016 !

En cette période de chandeleur, étonnée, prise au dépourvu, je me lance alors dans une liste improbable et surtout mortellement ennuyeuse du type : me cultiver davantage, m’informer plus, lire toujours et encore, travailler plus…. Pffff ! Et puis quoi encore !

En fait, j’aurais du simplement donner ces deux petits mots :

Me materner !

Oui, il n’y a pas d’âge pour se materner.
Materner, c’est aimer avec un tel excès d’amour et tant de protection.

Dorénavant, dès le matin, face au miroir, même la mine hagarde et le cheveu en bataille, je me dirai : comme tu es jolie… et je le croirai bien sur. Parfois même j’ajouterai : c’est fou, tu ne changes pas ! je me contenterai alors d’un sourire.

Je me féliciterai avec force pour ce dernier texte… de toute façon quoi que je fasse, je serai plutôt fière de moi. Confiante, gorgée de tant d’amour !

Je me maternerai !

Mais je me mettrai aussi en colère parfois, en mère exigeante, aimante !
Mais enfin je ne te comprends plus ? À ton âge ? Tu te laisses aller ces derniers temps, vraiment…
Je me donnerai aussi de vraies leçons sur l’importance des choix dans une vie, UNE vie on vous dit !

Je vais prendre soin de moi en 2016. Je vais me dorloter et puis je vais me prendre par la main. De toute façon je m’emmène déjà partout avec moi depuis… si longtemps !
Qui me connaît mieux ?

Et puis chaque soir, avec une infinie tendresse, je me dirai de fermer mes beaux yeux, de faire de doux rêves, et j’ajouterai que je m’aimerai toujours, toujours plus fort !

Gare au nombrilisme exacerbé…

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

Tête de veau !

Featured Image -- 934

Imaginez un peu, imaginez que vous puissiez changer de tête ! Chaque matin. Chaque matin, vous attaquez la vie fort d’une nouvelle tête ! Par contre vous ne choisissez pas !

C’est ça le hic, pas de choix possible ! La question n’est pas tellement le comment… quelle importance ! Ni le pourquoi, quoique, il y aurait matière, sans nul doute ! Mais quelle tête choisir ? la tête de veau, de cochon toute fraiche, toute empersilée ? La tête d’oeuf ? La tête de l’emploi, la tête vide ou trop pleine, la vraie tête de gagnant, la tête haute, basse ou perchée, sur les épaules ou bien au carré plus simplement, la tête ailleurs ou bien chercheuse, ou bien, celle de votre pire ennemi ! La liste peut-être longue… Très.
Imaginez un peu, chaque matin, malgré vous, face au miroir, une nouvelle tête vient là se réfléchir ! Parfois, c’est plutôt avantageux, d’accord… mais pas toujours : entamer sa journée doté d’une vraie tête à claque… on peut imaginer le pire ou presque !

Quelle jolie pagaille ce serait ! Chaque jour refaire connaissance avec soi même et tout son entourage…

Allez, je vais m’en trouver une mieux rangée, mais… je crains tellement de m’y ennuyer !

Bon… ça vaut ce que ça vaut !

Un bal si gracieux…

haari-tesla-reconcilie-linfiniment-grand-linf-L-t4v7kQ

Un rayon de soleil…
Et tant de poussières qui ouvrent le bal…
Tant de poussières qui dansent là presque gracieusement !
Qui n’est jamais resté là, longuement, à les observer,
A les observer et à rêver… à rêver là simplement.
Toutes ces microparticules… Fascinantes, presque ensorcelantes.

Et s’il y avait un micro monde dans chacun de ces grains de poussière ?
S’il y avait une vie ? Une micro vie dans chacune de ces microparticules ?
Une vie dans chaque grain de poussière !
On cherche bien des traces de vie dans notre si grand univers…
Pourquoi pas une vie dans ces tous petits grains de poussière, ces micros univers…

Bon, ça vaut ce que ça vaut !