Rêver

Boule de gomme

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Je suis au bureau.
Ma gomme est là, devant moi. Petite, ronde, tachée par endroits.
Je suis un peu fatiguée. Ma gomme semble entamer une roulade, et puis une autre, encore et encore. Elle semble me regarder, elle suspend son mouvement puis repart. Elle m’étonne. Voilà une gomme qui sort de l’ordinaire tout de même !
Alors je la suis des yeux, faute de mieux. Je ne la lâche pas. Elle continue son chemin de gomme. Elle arrive en bout de course, au bord du bureau. Elle semble hésiter. Elle tangue d’avant en arrière. Finalement elle se jette. Elle tombe surement. Je me penche et la cherche partout. Rien. Pas de gomme. Et puis, je la vois, sur le rebord de la poubelle. Elle se plie en deux, elle est pliée… de rire ? L’insolente et elle trouve ça drôle ! Elle me rend folle.
« …Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite ».

Bon, ça vaut ce que ça vaut !

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Cours Max, cours !

C’était une forêt, grande, très grande et sombre, trop sombre… Une de ces forêts souvent interdites !

Un jour des aboiements retentirent au loin, suivis rapidement des cris d’un garçon. « Pas là, pas là, c’est la forêt maudite, Swiff, reviens ! » Mais le chien, truffe au sol, filait droit devant. L’herbe embaumait… Une véritable invitation à s’enivrer toujours plus. Et c’est ainsi, dans une même course, et bille en tête qu’ils s’enfoncèrent toujours plus profondément dans la forêt délaissée ou maudite.

Tout à coup, la forêt sombre encore s’illumina doucement. Et la musique emplit l’espace… La petite messe solennelle… Rossini. Elle s’amplifiait graduellement. Montant, montant toujours plus surement, toujours plus forte. Hormis, Max et Swiff, nul autre trace de vie humaine ou animale. Nos 2 compères avaient de fait cessé net leur course ! Une lumière bleutée les submergeait.  La terre se mit à trembler. Une bulle énorme sortit de terre, et … Une petite princesse frêle et gracieuse s’en échappa. Furieuse, elle semblait fu-rieuse ! Nos compères surpris, s’étaient figés, bras ballants ici, oreilles tombantes là…

« Toutes ces années à vous attendre, quel temps perdu !» Max était interloqué… La princesse l’attendait… « On dirait, on dirait Barbara » murmura t’il… mi éveillé !

Un rire mauvais lui parvint et il reconnut la voix de son ennemi juré : « Max est amoureux de Barbara»

Max s’éveilla alors tout à fait… Et au beau milieu de sa classe, en plein cours de musique, étudiant Rossini. Barbara assise au 1er rang se retourna et le regarda gentiment, trop gentiment : un sentiment de commisération se peignit sur son visage…